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Démocratiser les relations éducatives

Frédéric JESU est intervenu à la conférence des mouvements de l'UNAF le 15 octobre 2015 à la demande du CNAFAL. Voici une recension du livre qu’il a co-écrit avec Jean Le Gal : Démocratiser les relations éducatives

    La participation des enfants et des parents aux décisions familiales collectives. De Frédéric Jésu et de Jean Le Gal.
    Editions Chronique Sociale – 512 pages – Novembre 2015
    Les deux auteurs, intellectuels et militants, nous offrent là un document de référence sur l’actualité des droits de l’enfant en France.
    Ils commencent tout d’abord à tracer les évolutions de la place des enfants dans les familles et dans la société, avant et après la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
    Ils rappellent, à juste titre que cette Convention qui a une longue histoire a été voulue et défendue par des militants de l’Enfance.
    Il s’agissait de passer de la protection de l’enfance à son développement en introduisant une notion forte qui était absente des textes antérieurs : les droits politiques, dits aussi positifs : celui de participation pleine et entière pour des affaires qui concernent l’enfant, lui-même.
    Le chemin parcouru fut long et semé d’embûches et rien n’est définitivement joué, il reste encore beaucoup de réticences à l’école, dans la société et dans les institutions elles-mêmes.
    Il faut tout un quartier ou tout un village pour élever un enfant.
    Les parents, les voisins, les amis, les copains, les personnels municipaux, les enseignants contribuent à l’éducation de l’enfant, ils en sont, avec d’autres les coéducateurs.
    L’orientation défendue par ces deux militants de l’enfance qui ont mis en commun leurs expériences et leurs connaissances vise à passer à une coéducation volontaire, construite et dynamique entre toutes ces personnes qui participent à la construction de l’enfant.
    « Les enfants remarquent donc très vite, dans les lieux collectifs, si les adultes ont ou non la même appréciation et la même réaction lorsque les interdits sont transgressés. »
    Les enfants ne sont pas et ne doivent pas être des « rois ». Ils se construisent harmoniquement que s’ils apprennent que des règles ne doivent pas être transgressées.
    L’implication et la participation pleine et entière des enfants, citoyens en construction et non seulement en devenir contribuent à les rendre acteurs conscients et à assumer des responsabilités en fonction de leur âge.
    C’est ainsi que les auteurs partagent leurs expériences de co-construction de règles à l’école, dans les centres de loisirs.
    C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de l’étude qui lie la construction théorique et les expérimentations.
    La famille est, elle aussi un espace éducatif et social où la participation des enfants et des jeunes est nécessaire et pertinente.
    Il s’agit de déterminer les périmètres et les champs de participation des enfants, non seulement en période de crises comme le précise la loi au moment des séparations, mais dans la vie même
    Le Code Civil indique depuis 2002, en conformité avec l’article 12 de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant):
    « Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent selon son âge et son degré de maturité »
    Ce n’est pas là un pari pour l’avenir mais une posture sociale et politique qui prend ses appuis sur des expériences de démocratie familiale.
    Les deux auteurs ne laissent rien dans l’ombre et traitent toutes les questions y compris celles qui font polémique comme la création du PEdT ( le projet éducatif de territoire) .
    Il ne devrait pas s’agir d’aménager les temps scolaires mais d’articuler tous les temps sociaux en impliquant tous les acteurs….On est loin du compte.
    Quant au fameux accompagnement des parents, parfois dévalorisants, ne devrait-il pas reposer sur « des postures et des relations de « côte à côte » au lieu d’exacerber le « face à face » ou le « dos à dos » hostiles. » ?
    Ce livre constitue un document monumental et vivant ouvrant des perspectives de réflexions, d’études et d’actions.
    Jean-François Chalot

    Retrouvez l’article du 8 octobre 2015

    http://www.cnafal.org/le-maintien-du-lien-familial-et-les-droits-de-lenfant/

    jesu

     

     

    Nicole Damon

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