

Le gouvernement souhaite raccourcir la durée du congé parental à 1 an, certes en le rémunérant mieux. Le CNAFAL, comme d’autres, s’est positionné pour le libre choix des parents entre un congé de 3 ans (système actuel) et un congé à 1 an. D’autant que 60% des femmes qui optent pour le congé à 3 ans déclarent qu’il s’agit, pour elles, d’un vrai choix de vie.
Le CNAFAL par ailleurs et en lien avec ce libre choix :
Estime qu’il convient de mieux le rémunérer quelle que soit la formule adoptée. En effet, à 96% ce sont les femmes qui utilisent ce congé en considérant l’ensemble des ressources de la famille ; l’inégalité professionnelle homme/femme crée cette situation. Il faut très vite résorber ces écarts : écart de salaire de 40%, progression des carrières, retraites, etc.…
Considère qu’il faut d’ici 2012 créer au moins 300 000 places de gardes d’enfants compte tenu de la disparition de 100 000 places de scolarisation en maternelle avec la suppression des postes dans l’Education Nationale.
Dénonce également la progression continue au cours des dernières années des horaires de travail atypiques, fractionnés, décalés ce qui aboutit à la désynchronisation des temps familiaux et des temps professionnels, préjudiciable à la qualité de la vie de famille et que l’offre de garde d’enfant même augmentée ne pourra atténuer et ni même compenser.
JM. BONNEMAYRE
Président du CNAFAL membre du Haut Conseil de la Famille
RETRAITES
En régime libéral, l’insécurité sociale revient : avant que la Sécurité Sociale ne soit fondée en 1945, les salariés et leurs familles étaient à la merci du moindre pépin : maladie, chômage, accident ; et ensuite précarité, perte de logement, la dégradation physique et mort lente… Tout en étant étroitement dépendant de leur famille élargie… Le retour des trajectoires précaires redeviennent une réalité.
Depuis quelques années les libéraux veulent revenir à la société du risque (trop de protections) qui seule serait apte à redonner du dynamisme à l’économie et à nos sociétés… En fait, les libéraux porte-voix du grand patronat veulent pouvoir disposer de salariés au moindre coût et autant qu’ils veulent : travailler plus pour gagner moins…
Toucher aux retraites c’est allonger la durée du temps de travail, c’est continuer à affaiblir les revenus du travail au profil du capital, c’est vouloir épuiser la force de travail de ceux qui ont la chance de travailler, jusqu’à un maximum tolérable (le MEDEF réclame l’âge de départ à 70 ans) où ils n’en profiteront pas ou peu…
Le CNAFAL considère que le déficit de l’assurance vieillesse est sciemment planifié, organisé, structuré sous la pression du MEDEF qui « salive » à l’envie des fonds de pensions et autres système assurantiel privé. Au 1er semestre 2010, les entreprises du CAC 40 ont dégagé 41 milliards de résultats net ; pendant ce temps le pouvoir d’achat des familles a baissé de 0.4% en 1 an (juin 2009-juin 2010) cherchez l’erreur ! Pendant ce temps les milliards s’envolent en évasion fiscale, en niche fiscale et en exonérations de charges patronales.
C’est pourquoi le CNAFAL demande le retrait du projet actuel et des contributions financières équitables par la mise en place d’une réforme fiscale profonde.
Rejoignez les manifestations aux côtés des organisations ouvrières c’est la vie de nos familles qui est en jeu !
JM. BONNEMAYRE
Président du CNAFAL
06.23.82.80.22
En août 1792, l’Assemblée nationale confère la citoyenneté française à 17 étrangers de marque ouvertement républicains dont l’anglais Thomas PAINE, l’américain G. Washington, le poète allemand F. Schiller, le prussien Anarcharsis CLOOTS, le polonais KOSCIUSKO. Certains d’entre eux devinrent députés. L’écrivain allemand Eulogue SCHNEIDER adhère à la révolution et devient Maire de Haguenau. Tout cela correspond parfaitement au message universel de la Révolution Française : Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen : Liberté, Egalité, Fraternité. Le 13 septembre 1791, la totalité des juifs résidant en France sont déclarés citoyens français : juifs, portugais, espagnols et avignonnais, c’est ainsi qu’ils sont nommés, jouiront de tous les droits du citoyen français ; mais antérieurement NECKER d’origine allemande fut par deux fois Ministre des Finances de Louis XVI ! L’étranger est donc au cœur de l’identité française ! Pas plus que la République ne s’est définie dès le départ par la race, l’identité française est le résultat au cours des siècles d’un peuple en perpétuelle définition rassemble sur des valeurs communes et un destin librement choisi. Ce brassage n’a été rendu possible que par l’école de la République et la laïcité qui ont permis une intégration assumée sur la base de valeurs universelles. Aussi est-il choquant d’entendre ou de laisser sous-entendre que notre identité serait menacée par l’apport d’immigrés. L’idéologie libérale est sans doute ce qui menace le plus « l’exception française » ; l’idéologie libérale ne veut qu’une juxtaposition d’individus atomisés, supprimant tous les corps intermédiaires, brisant les collectifs de travail ou les collectifs sociaux. La crise de l’Etat, la crise de la nation, de l’action syndicale, de l’action publique n’a d’autre origine que l’influence de cette idéologie. Les immigrés sont entrés progressivement dans une classe ouvrière et dans un monde salarial qui, depuis 30 ans, se heurte au chômage et se décompose ; leurs familles et leurs enfants dans une société française qui n’intègre plus tous les siens, sont les victimes des temps modernes ; 8 millions de personnes survivent au jour le jour en France. A côté des difficultés de cette France marginalisée, la réussite facile et l’argent roi se confondent avec le visage de la France qui, paraît-il, bouge, et s’investit dans la finance et les affaires, et fait « bling-bling » sur des plages de rêve… Si le modèle français d’intégration est en crise, c’est que notre société elle-même est l’objet d’une grave crise de désagrégation sociale qui a ses idéologues et ses responsables.
OSONS DIRE QU’AU PAYS DU LIBERALISME L’EXCLUSION N’EST PAS UN ACCIDENT,
MAIS UN CHOIX DELIBERE QUE NOUS RECUSONS !
Jean-Marie BONNEMAYRE (Président du CNAFAL) : 06.23.82.80.22
Le CNAFAL se félicite de la décision rendue jeudi par la cour de cassation, admettant un lien de filiation entre un enfant et la compagne de sa mère biologique.
C’est une victoire sans précédent, dans la mesure où dans cette même affaire, le tribunal de grande instance de Paris, puis la cour d’appel de Paris avaient, depuis 2007 rejeté la demande.
Cet arrêt fait naitre un immense espoir pour tous les couples de parents homoparentaux et encore plus pour tous leurs enfants (l’Ined en 2005 en recensait entre 25000 et 40000, et ils seraient beaucoup plus nombreux d’après les associations). Ces enfants vivent dans une insécurité juridique, puisque l’un des 2 parents n’est pas reconnu par la loi. Quel devenir pour l’enfant en cas de décès du parent officiel ?
Alors que toutes les études réalisées aux Etats- Unis et en Angleterre tendent à prouver que ces enfants ne rencontrent pas plus de difficultés que les autres enfants, cette non reconnaissance de l’un des deux parents est génératrice d’anxiété.
Depuis plusieurs années, le Cnafal revendique la possibilité pour tous les couples homosexuels d’être parents. Or, la décision qui vient d’être prise, si elle fait jurisprudence, ne concerne uniquement que la minorité des couples binationaux : les familles homoparentales françaises se voient toujours opposer des refus.
Le Cnafal demande donc à l’état de régler au plus vite cet imbroglio juridique en reconnaissant ce droit à toutes les familles homoparentales.
Nadine Morano ministre délégué à la famille souhaite un débat politique avant de changer la loi, Mesdames et Messieurs les Politiques soyez courageux.
Marie-Odile PELLE PRINTANIER
Vice –Présidente du cnafal 06.85.88.60.78
LE CNAFAL DEMANDE UN ABANDON DES PROCEDURES D’EXPULSIONS
C’est la fin de la trêve hivernale, mais cette année les effets conjugués de la crise, du déficit chronique de logements sociaux et de l’inefficacité du DALO laissent présager des jours sombres pour les familles.
Malgré la mobilisation des associations, le nombre de jugements prononcés pour des expulsions locatives n’a cessé de croitre durant les dix dernières années, passant de 71 323 à 105 271. A cette hausse de 48% s’ajoute sur cette même période, une hausse de 132% de la demande du concours de la force publique (chiffres Fondation Abbé Pierre), or on connait les traumatismes que peuvent engendrer de tels actes, en particulier sur les enfants.
Une fois de plus le CNAFAL s’insurge contre la violence de ses pratiques qui portent atteinte à la dignité des personnes et demande un abandon des procédures d’expulsions.
Il est intolérable de faire payer aux familles les effets désastreux d’une crise qui s’enkyste progressivement. Il est intolérable de leur faire payer l’incapacité récurrente des pouvoirs publics à régler le problème du logement devenu aujourd’hui un réel problème de société.
Monique DUPUY, Secteur logement.
Claude JAHIER, Secétaire-générale.
![]()
![]()
Tel : +33 (0)1 47 00 02 40
Fax : +33 (0)1 47 00 01 86
E-Mail : cnafal@wanadoo.fr
![]()