Familles Laïques

Le site du Conseil National des Associations Familiales laïques (CNAFAL), association agréée d'aide aux consommateursNous connaitre

Laïcité - droit de l'homme

Résolution adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale du CNAFAL.

L’abominable acte de barbarie qui a conduit à l’assassinat des 7 et 8 janvier, a vu se lever tout un peuple défendant la liberté d’expression et exprimant la condamnation de ces actes immondes. Le constat que l’intolérance et l’intégrisme se nourrissaient sur le terreau de la ghettoïsation et de la misère a été partagé. Seule la laïcité, le respect et le partage des principes républicains, conjugués à une action d’éducation populaire sont à même d’enrayer, la montée des fondamentalismes. Des jeunes déboussolés, manipulés par les extrémistes n’ont pas saisi l’horreur et la portée des actes commis les 7 et 8 janvier 2015.

    Il nous faudra expliquer, expliquer encore et dialoguer. C’est en intervenant dans les quartiers, en affirmant une présence physique et politique que les associations familiales laïques pourront marquer leur empreinte, être reconnues et se renforcer.
    C’est là un enjeu social et politique fort.
    Les expériences de plusieurs associations familiales laïques montrent qu’il est possible de s’implanter, d’être perçu comme un outil de transformation sociale par la population et de susciter l’adhésion de nouveaux militants.
    Ces territoires ne sont pas des territoires perdus de la République si elle s’y intéresse. Les associations laïques se doivent d’y être présentes et actives. La politique de la ville prévoit des conseils citoyens.

    Les associations présentes sur le terrain doivent s’y investir. Les associations familiales laïques avec l’aide des CDAFAL, offrent souvent des services, ce qui permet d’avoir des adhérents, de prendre des contacts avec des bénévoles éventuels et d’être une « référence ».
    Les « services » proposés sont divers, chaque association intéressée peut choisir un thème par exemple :
     Des cours de français pour des personnes issues de l’immigration ;
     Des cours pour personnes en situation d’illettrisme
     De l’accompagnement à la scolarité ;
     Le soutien à la parentalité ;
     Des permanences consommation ; accès aux droits
     Des permanences surendettement ;
     Des projets vacances ANCV ;
     Des points d’information logement, prévention des expulsions…..
     Les moyens consacrés à l’action sociale sont en constante diminution.

    Nos associations s’inscrivent dans une démarche citoyenne et politique dans le sens plein du terme : nous accompagnons les familles afin de leur permettre de devenir actrices de leur présent et de leur devenir.
    Ces actions de terrain doivent être menées par nos associations qui peuvent agir en collaboration avec d’autres acteurs. A l’heure ou maintes municipalités voient leurs finances diminuer, il est important que les associations puissent travailler en partenariat avec les collectivités locales. On ne peut pas tout faire. Il faut choisir, cibler : la permanence consommation-surendettement est l’action la plus facile à mener : les bénévoles peuvent commencer par tenir un accueil conseil mensuel et être épaulé par le service juridique national.
    Des formations organisées contribuent largement à armer les bénévoles. C’est utile et valorisant (on grandit) et lorsque le dossier étudié est trop complexe, le relais peut être assuré par le niveau national.
    Cette présence, cette action de terrain peut être un moyen de faire adhérer des personnes de toutes origines et des jeunes. Nous avons quelques résultats tangibles locaux sur lesquels nous appuyer.
    Evidemment, pour que ce tournant s’opère dans de bonnes conditions :
     Nous devons continuer les actions déjà menées. L’erreur consisterait à déserter un terrain pour en prospecter un autre ;
     Nous devons nous appuyer sur des partenariats et une mutualisation.
    La mutualisation peut s’effectuer dans le cadre de rencontres nationales ou régionales, sur le principe de l’échange de savoirs, complété par des temps de formation à la demande.
    Cette « orientation » a un double enjeu :
    Politique : important là où nous sommes présents et reconnus, le terreau devrait être moins fertile pour les populistes et les intégristes de tous bords ;
    Organisationnel : le développement peut s’accélérer. C’est un défi à relever pour les associations familiales laïques

    Nicole Damon

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