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Communiqué de presse

Moderniser sans exclure – A propos des contrats aidés

En 1992, Bertrand Schwartz, qui n’était pas un doux rêveur (ancien directeur de l’Ecole des Mines de Nancy) créait l’association « Moderniser sans exclure » ; tout un programme !

    Il fut l’inspirateur des missions locales pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, parce qu’il ne supportait pas de constater que les jeunes des quartiers populaires étaient sacrifiés, sans avenir et sans qualification. C’est clair qu’il a mis au point des démarches innovantes, entre pratique de terrain et formation innovante en alternance…

    Aujourd’hui, la caste des énarques qui a pris le pouvoir veut tout balayer sans réfléchir aux conséquences. Elles sont de deux ordres :

    1.

    • Chacun sait que le contrat aidé n’est pas une solution durable. C’est prendre les gens pour des imbéciles, de croire qu’employeurs et employés croient cela ! Encore un préjugé d’énarque !
    • Les effets positifs globaux sont indéniables : mieux être, confiance en soi, apprentissage en situation d’un cadre de travail normé. Se sentir utile à la société. Le CNAFAL tient à rappeler que les jeunes, tout comme les populations précaires, dépriment. La France détient le record en Europe, de taux de suicides des jeunes. Ce sont les jeunes qui ont été délibérément sacrifiés sur l’autel de l’austérité; ne l’oublions pas.
    • Croit-on que le marché libre, la compétition sur le marché du travail va résoudre la question mécaniquement, alors que la question de la formation professionnelle, n’est toujours pas résolue ?
    • Mettre fin aux contrats aidés, c’est renvoyer les bénéficiaires aux minimas sociaux, à la galère journalière, à la débrouille et au pire à l’économie souterraine… Un cerveau d’énarque peut-il comprendre cela ? Les casseurs de ce filet social ne seront pas les payeurs, lorsqu’on voit que les crédits associatifs pour les quartiers politiques de la ville, sont voués à la disparition. Combien d’associations, voire de collectivités locales, remplissent leurs missions grâce aux emplois aidés ? Or depuis 2011, les subventions en provenance de l’Etat baissent annuellement de 5 à 6% ? Combien d’associations vont mourir ?

    2.

    Pourquoi des mensonges sur les contrats aidés ? La DARES a estimé qu’en 2015, les 60 000 contrats aidés supplémentaires ont débouché sur une création nette de 21 000 emplois.

    Dans le secteur marchand, 2/3 des emplois aidés trouvent un emploi à la suite de leur contrat et ce sont souvent des allocataires de minimas sociaux.

    Va-t-on les renvoyer vers leur ghetto ? Et dans le même temps on réduit les effectifs de Pôle Emploi.

    L’exonération des cotisations sociales dues par les employeurs, représentent 36 milliards d’euros ; les emplois aidés 2 milliards ; chiffres officiels. Le CICE (Crédit Impôt Compétitivité) a coûté 22 milliards d’euros, soit par emploi entre 286 000 € et 570 000 € (chiffre officiel de la Cour des Comptes).

    Où sont les assistés ?

    Décidément on ne vit pas dans le même monde, il s’agit plus, a priori, d’exclure pour moderniser.

    L’anomie ne profitera à personne.

     

    Jean-Marie Bonnemayre,
    Président,
    06 87 37 16 64.

    Jean-François Chalot,
    Secrétaire Général,
    07 89 05 54 64.

    Le CNAFAL

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