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Politique familiale

La place des pères dans l’éducation

La vertu de l'exemple et de l'éducation contre la force du préjugé - La place des pères : longtemps et encore aujourd'hui, l'éducation, la pression sociale, la transmission ont assigné des rôles bien précis et prégnants en fonction du sexe de l'enfant et parfois dès la naissance.

    Pour le CNAFAL, attaché à une éducation laïque, que ce soit à l’intérieur de la famille ou à l’école, il est un principe de base : chaque être homme ou femme, majeur ou mineur, a des droits propres. C’est particulièrement vrai pour les enfants, êtres en devenir qui s’appartiennent d’abord à eux-mêmes. Certes, l’enfant n’est pas à même d’effectuer les choix assurant sa liberté future. La famille, l’Etat à travers l’Education nationale et les mouvements d’éducation populaire, ont à « assurer » sa future « liberté de conscience », c’est-à-dire son émancipation, sa capacité de jugement. Les parents ont des droits et des devoirs : celui notamment de lui assurer une éducation dégagée de tout préjugé quel qu’il soit ; le CNAFAL a une formulation précise, en indiquant que tout enfant a droit à une éducation laïque, c’est-à-dire dégagée de tout conditionnement. Paul Valery disait que la meilleure éducation, est celle qui vous permet, en étant parvenu à l’âge adulte, de vous faire votre propre jugement, y compris d’évaluer l’éducation que vous avez reçue !

    C’est donc le préalable à l’égalité des sexes, à la fin des rôles assignés : aux garçons la virilité, le courage, la force, aux femmes : l’entretien du foyer, le « care », la douceur, la cuisine, etc.

    Même Jules Ferry, en créant les écoles élémentaires, assignait les filles aux travaux de couture et les garçons aux exercices gymnastiques et militaires.

    Le XXème siècle, malgré les progrès de l’instruction féminine, développe des « savoirs faire » fortement sexués. Malgré les efforts de l’Etat républicain, le religieux imprègne l’éducation des filles : elles sont destinées au mariage et à la maternité, donc au foyer, d’autant que le mari est Monsieur « Gagne-pain »… L’éducation des filles est un vrai enjeu politique : le régime de Vichy appelle à retrouver la « vraie nature » des femmes. Cela ne s’invente pas ! Et n’oublions pas que l’idéologie familialiste est l’héritière de Vichy et l’UNAF son bébé posthume…

    C’est à partir des années 1970 que les lois d’égalité homme/femme vont commencer à « desserrer » le poids de la tradition, à l’opposé de l’idéologie familialiste à laquelle le CNAFAL s’est toujours opposé. Il est d’ailleurs symptomatique, que lorsque les ABC de l’Egalité ont été expérimentés dans 600 classes primaires, les milieux les plus conservateurs ont crié au loup et ont saboté cette éducation à l’égalité homme/femme, en y décelant en sous-main, « la théorie du genre ». Chacun jugera, à propos de cette affaire, qui a fait le plus preuve de perversité ?

    L’éducation des enfants conditionne donc l’équilibre des « tâches parentales » et la place des pères, que ce soit dans le maternage, la cuisine, l’entretien quotidien du foyer, les courses, etc.

    C’est pourquoi le CNAFAL, attaché aux valeurs laïques et d’égalité, se pose toujours les questions fondamentales :

    • Quelle conception a-t-on aujourd’hui de l’enfant, de la maternité, de la paternité ?
    • Quelles valeurs accorde-t-on au bien-être de l’enfant ?
    • Quelles sont les valeurs de la cellule familiale ?
    • Quels sont les bienfaits que l’on veut induire par les congés (maternité, paternité, parental) et les allocations familiales ?
    • Quel modèle familial veut-on promouvoir : égalité totale ? Perpétuation des rôles ?
    • Quels moyens se donne-t-on pour arriver à l’égalité homme/femme ? Rappelons que le CNAFAL souhaite un congé parental partagé à égalité homme/femme et mieux rémunéré, de courte durée : 3 à 6 mois, sans pénalités de carrière.
    • En phase transitoire, repenser pour les congés de longue durée, la reprise d’activité, de telle sorte que pour les femmes de faible qualification, la maternité ne devienne pas une trappe à chômage ! La question se pose : quel accueil au retour du congé, continuité de service, continuité de carrière, récupération des infos essentielles, évolution professionnelle et bien évidemment égalité salariale ?

    De même, on assiste depuis plusieurs années à une désynchronisation des temps familiaux et des temps de travail, singulièrement pour les femmes (travail de nuit dans les secteurs de la santé, de l’entretien et de la propreté), travail les week-ends. On voit même se développer les nurses nocturnes à domicile chez les couples bi-actifs ! Il est temps de repenser le développement économique, en ayant présent à l’esprit le bien-être de tous et toutes.

    Jean-Marie Bonnemayre,
    Président,
    06 23 82 80 22.

    Le CNAFAL

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