Alors que nous sommes en plein débat pour la révision des lois sur la Bioéthique, le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques) s’étonne des prises de position faites à titre privé par le Premier ministre François Fillon et le Ministre de la santé Xavier Bertrand.
Sur le sujet de l’euthanasie et de l’anonymat du don de sperme et de gamètes, les ministres ont influencé par leurs propos, des décisions qui restaient du domaine du Sénat pour l’un et de l’Assemblée nationale pour l’autre.
De ce fait, alors que la majorité des sénateurs semblait favorable à une assistance médicalisée pour mourir, et que l’on se dirigeait vers la levée de l’anonymat des dons de sperme et de gamètes, mesure vivement souhaitée par Roselyne Bachelot, aucun de ces textes n’a été adopté.
Sur ces deux sujets, rappelons que la majorité des français s’était prononcée en faveur d’un changement de législation.
Le Cnafal dénonce l’amalgame fait entre des positions qui sont du ressort du domaine privé, et de prise de parole publique.
La démocratie ne sortira pas grandie de ces confusions des genres, entretenues volontairement par le pouvoir central pour influencer les sénateurs et députés qui avaient entendu l’opinion des français et qui avaient fait preuve d’une volonté de changement.
Marie-Odile PELLE-PRINTANIER
Vice Présidente du CNAFAL
Chargée du secteur Laïcité Droits de l’Homme