Le 7 octobre dernier, le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale déposait une proposition de loi relative à la fin de vie. Ce texte précisait que « toute personne atteinte d’une affection incurable, dont les souffrances physiques ou psychiques qu’elle juge insupportables, ne peuvent être apaisées, peut demander à bénéficier d’une assistance médicalisée pour mourir »
Cette proposition de loi, répondait au souhait de 75% des français qui sont tous concernés par ce sujet quelle que soit leur appartenance politique.
Or lors de la séance du 19 novembre, le Gouvernement s’est réfugié derrière un artifice de procédure pour refuser le débat et contrer les arguments de dignité et d’humanisme que constituait l’exposé des motifs de cette proposition. Ce projet a donc été rejeté, le 24 novembre, par 326 voix contre 202 (la majorité des députés UMP et du Nouveau Centre ayant voté contre).
Le CNAFAL déplore ce vote et dénonce ces manœuvres politiciennes. Cette assistance se pratique déjà illégalement sans règle ni contrôle. Il est injuste de ne pas apporter à l’ensemble des citoyens les mêmes droits et garanties légales pour tous.
Claude JAHIER,
Secrétaire Générale du CNAFAL


