mardi 26 octobre 2010

Don de gametes

[*Le Conseil des Ministres vient d’adopter dans sa séance du 20/10/2010 un projet de loi permettant dans certaines conditions la levée de l’anonymat pour le don de gamètes.*]

- Le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques) se réjouit de cette décision dans la mesure où celui-ci revendique depuis longtemps la possibilité pour chaque enfant d’accéder et de connaître ses origines.

- Le CNAFAL regrette cependant que ce projet n’ait pas d’effet rétroactif, de même il souligne le peu d’informations faites autour de cette décision. Rappelons que le fait de pouvoir accéder à ses origines ne nuit pas au nombre de donneurs potentiels. En Angleterre le nombre de dons a augmenté depuis la parution de la loi supprimant cet anonymat.

- Le CNAFAL dénonce également la frilosité du projet de loi. La question de l’anonymat du don aurait dû être traitée dans le cadre beaucoup plus global de l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) en y associant les deux volets que constituent : l’élargissement de l’AMP et la GPA (Gestation Pour Autrui). Or nous constatons que ces deux domaines ont volontairement été écartés, faisant fi de l’opinion d’une grande majorité des Français et du principal enjeu que constitue la vraie question de la filiation.

- Le CNAFAL, mouvement progressiste, réaffirme son attachement aux valeurs de laïcité, de justice et de solidarité. Il reconnaît l’importance que revêt le fait d’avoir un enfant pour certaines personnes et dénonce l’hypocrisie de ce texte : beaucoup d’entre elles se rendent à l’étranger pour bénéficier de ces pratiques admises par de plus en plus de pays.

- Le CNAFAL tout en rappelant la primauté que nous accordons à l’intérêt de l’enfant et au respect de ses droits, considère qu’il n’y a pas d’incompatibilité à légiférer sur ces sujets.

Marie-Odile Pelle Printanier Responsable du secteur laïcité droit de l’Homme