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MARIAGE CIVIL : LE CNAFAL REAGIT Le CNAFAL tient à exprimer sa surprise devant la synthèse effectuée par Madame Claude Greff, Secrétaire d’état à la famille, lors de la conférence de presse du 19 janvier dernier. Les propos de la Ministre devaient être la conclusion du groupe de travail sur le mariage civil mis en place à l’automne par Madame Roselyne Bachelot. Cette dernière, lors de sa présentation a particulièrement insisté pour que la question du droit irréfragable de chaque couple à choisir librement son mode de vie, ne soit pas remise en cause. Il ne devait pas y avoir d’incitation au mariage, les différents types d’union participant à la vitalité du lien social devant tous être respectés et valorisés. L’un des objectifs de ces travaux sur le mariage civil était de rendre les membres du couple plus autonomes et responsables. Ce but, pour les laïques que nous sommes, ne pouvait qu’être partagé. Or, les conclusions de Madame Claude Greff sont apparues comme un « kit anti-divorce », (ce dernier coutant trop cher) et une promotion pour le mariage, de préférence religieux !.Le lapsus de la ministre évoquant lors des cérémonies de mariage les « églises trop petites » à la place des mairies, est tout à fait révélateur. Sinon : · Pourquoi vouloir copier, pour les mariages civils, les séances de préparation déjà réalisées par l’église catholique ? · Pourquoi ne pas avoir évoqué le PACS ? · Pourquoi vouloir transférer, à des associations, ces rencontres avec les futurs époux laissant ainsi le champ libre à toutes les dérives ? · Pourquoi ne pas laisser aux représentants des collectivités et aux élus la possibilité de donner des informations dans un cadre citoyen ? · Pourquoi n’avoir évoqué que le mariage, alors qu’il serait judicieux de mettre en place des rituels civiques et républicains à chaque étape importante de la vie d’un individu : naissance, unions, décès. Ces cérémonies républicaines mettraient en exergue les valeurs laïques (autonomie, responsabilité, solidarité, justice), ainsi que l’appartenance du citoyen à la vie de la cité. Il est clair que derrière cette démarche se cache un lobbying religieux que le CNAFAL entend dénoncer. Il est essentiel d’éduquer et d’informer sur les droits et les devoirs. Mais cette action doit toujours rester dans un cadre laïque mettant en avant les valeurs de la République. Pour le CNAFAL, c’est à cette condition, et seulement à cette condition, que les individus pourront opter en toute responsabilité pour une forme d’union librement choisie. Marie-Odile PELLE-PRINTANIER, Vice-Présidente. TVA sociale - Le masque de l’injustice sociale Pour le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques), la question de la politique familiale, la question du financement de la sécurité sociale, ou la question de la compétitivité des entreprises ne peuvent être abordées uniquement sous l’angle de la fiscalité et de la baisse des charges patronales. Le CNAFAL observe d’ailleurs que déjà dans les années 1980, Yvon GATTAZ, Président du CNPF, promettait un million d’embauches contre des exonérations fiscales ; on connait la suite… Mais passons. En fait aujourd’hui, le débat est lancé sous l’angle de la compétitivité et du différentiel avec l’Allemagne sur le « coût du travail ». Or, le rapport BUR (27 décembre 2011) reconnait que c’est la politique de « modération salariale » en Allemagne depuis 10 ans (et contestée aujourd’hui par les syndicats), qui est en cause par rapport à l’ensemble des pays européens. Autrement dit, l’Allemagne fait du dumping social, ce qui pénalise tous les pays européens. Ce rapport constate aussi que les gains de productivité horaires en France sont supérieurs à ceux observés dans la zone euro, malgré la réduction du temps de travail… Il constate également que la perte de compétitivité a d’autres facteurs : positionnement de gamme, réactivité de l’offre face à la demande, faiblesse des PMI/PME qui ne sont pas soutenues suffisamment par choix politique et stratégique en vue d’avantager les grandes entreprises du CAC 40… L’impact sur l’emploi des allègements de charges n’est pas si important que l’on veut bien le dire (300 000 emplois) et il est passager et lent à se concrétiser ! Au final ce sont les consommateurs déjà pressurés (30 taxes nouvelles ont été instaurées par le gouvernement depuis 2007 et en 2012 le mouvement s’accélère), qui vont payer l’addition en achetant moins, ce qui pénalisera la production locale ! Le vrai sujet de la réforme c’est le financement de la protection sociale. Or, il est faux de dire que la perte de compétitivité est liée au financement de la Sécurité Sociale. Le niveau des cotisations assises sur le travail est la contrepartie du niveau de protection choisi par les citoyens français. Ce sont des choix politiques : 2/3 des français refusent la TVA sociale et ne veulent pas que l’on touche à la Sécurité Sociale ! Pour le CNAFAL, délier le patronat du financement de la Sécurité Sociale, c’est revenir sur le pacte social et républicain de 1945. A la Libération, la volonté de tous les partis qui n’avaient pas collaboré, était de lier le patronat à la construction de la cohésion sociale de notre pays, et offrir une sécurité universelle à toutes les couches de la population. Ils avaient médité les conséquences de la crise de 1929 qui a débouché, en Europe, sur la barbarie que l’on connait, et la collaboration (plutôt Hitler que le Front Populaire). La pire erreur serait de revenir là-dessus. En fait, tout cela prépare à terme, par « glissements progressifs », le transfert du financement de la protection sociale au budget de la Nation. Le vent libéral de l’Europe trouvera toujours trop lourd le financement de la protection sociale par le budget de la Nation, et imposera la fameuse règle d’or budgétaire ! Là est le vrai tour de passe-passe qui se prépare ! Ensuite, il suffira de dire que l’Europe impose des restrictions budgétaires, au nom de la règle d’or, pour privatiser tout, ou partie, de la Sécurité Sociale. Françaises, Français aux armes…. De la critique sociale ! Jean-Marie Bonnemayre Président 06 23 82 80 22 Accueil
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Mis à jour le mercredi 1er février 2012 |